Bienvenue sur mon blog !  Si vous êtes passionnés par le monde sous-marin, à la recherche d'une destination plongée, que vous débutez et cherchez à en savoir plus sur les différents niveaux, que vous voulez contribuer à sauvegarder cet écosystème fragile,... alors, vous êtes ici chez vous !

Environnement

Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /2010 18:39
thon-Picard.jpgJusqu'à présent, j'avoue que j'appelais souvent le magasin de vente de produits surgelés Picard "mon meilleur ami". Jusqu'à ce que récemment, en y faisant mes courses, j'avise un sachet de 4 steaks de thon albacore (différent du thon rouge, qui est en voie de disparition). Par pure curiosité (j'ai décidé de ne plus manger de thon, qu'il soit rouge ou albacore), je regarde ce qui est inscrit sur le sachet, et là je n'en reviens pas : il est annoncé que ce thon albacore a été pêché "à la palangre (ligne à laquelle sont accrochés des hameçons), méthode de pêche écologique et sélective permettant de ne pas blesser le poisson, de préserver les juvéniles et de ne pas pêcher en même temps des dauphins, tortues" (vu sur le site de Picard).

requin-palangre.jpg Est-ce que les chargés du marketing chez Picard savent ce qu'est réellement une palangre ? Il s'agit d'une ligne avec des milliers d'hameçons
garnis d’appâts, calamars, poissons ; selon Sea Shepherd, "on a même trouvé parfois de la chair fraîche de dauphin" (!) sur ces appâts, qui peuvent  être aperçus depuis les airs par les albatros qui plongent dessus, restent alors accrochés et se noient. D’autres espèces marines aperçoivent les appâts depuis le fond et restent accrochées quand elles essaient de les manger, parmi lesquelles les tortues marines et les requins. Comme "méthode de pêche écologique et sélective", on ne fait pas mieux, vous ne trouvez pas ?
Découvrez une des campagnes prioritaires de La Sea Shepherd Conservation Society, qui s’attaque au problème global du système de pêche à la palangre pélagique de surface.

J'en profite pour vous inciter à signer la pétition mise en ligne par Greenpeace pour sauver le thon rouge.
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /2010 22:17
Cette semaine, l'Ady Gil, le bateau ultra-moderne de l’ONG Sea Shepherd,  a été harponné par le baleinier japonais Shonan Maru 2. Les images sont impressionnantes (voir vidéo ci-dessous), et on se rend compte à quel point les enjeux économiques liés à la chasse à la baleine sont importants... Des pêcheurs japonais n'ont pas hésité à foncer sur le trimaran futuriste à bord duquel se trouvaient six personnes (qui ont été secourues et sont finalement indemnes).

Malgré tout, ce fleuron de l'ONG qui se bat depuis des années contre les activités de pêche illégale devrait être réparé. Son fondateur, le capitaine Paul Watson, a affirmé que Sea Shepherd va continuer de surveiller et de harceler les harponneurs japonais : “Les baleiniers japonais sont montés d'un cran dans le registre de la violence pour ce conflit," a-t-il déclaré. "S'ils pensent que nos deux navires restant vont quitter le sanctuaire baleinier de l'Océan Austral par crainte de leur extrêmisme, ils se trompent. Nous sommes maintenant véritablement en guerre, et nous n'avons aucune intention de battre en retraite."

Pour rappel, la chasse à la baleine est interdite depuis 1986, à part des autorisations portant sur des missions de recherche, mais les Japonais semblent passer outre et continuent à décimer les cétacés.

Pour soutenir l'ONG Sea Shepherd, qui lutte pour sauvegarder nombre d'espèces sous-marines en danger (requins, dauphins, baleines...) : faites un don sur le site de Sea Shepherd.

Découvrez les images de cet éperonnage sauvage (à gauche, les images tournées par l'ONG, à droite, celles depuis le baleinier japonais) :



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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 20:34
Duran Duran, Marion Cotillard, Milla Jovovich, Lily Allen, Bob Geldof, Youssou N’Dour, Yannick Noah... Une soixantaine d'artistes ont répondu présents suite à l'appel de Kofi Annan (ancien secrétaire général de l'ONU et président du Global Humanitarian Forum), pour sensibiliser la planète aux changements climatiques dans le cadre de la campagne mondiale TCK TCK TCK  : Time for Climat Justice (TCK TCK TCK pour compte à rebours).
Dans un clip de 4 minutes, ils reprennent tous en choeur le titre Beds Are Burning, hit planétaire du groupe australien Midnight Oil dans les années 80 (perso, je préfère de loin la version originale, mais bon, c'est pour une bonne cause, donc...).
Vous pouvez soutenir cette pétition musicale en téléchargeant le clip sur le site de l'opération : chaque téléchargement du titre a valeur d'une signature. La pétition sera ensuite remise aux représentants des 170 pays présents lors de la conférence de Copenhague (la convention cadre des Nations Unies à propos du changement climatique) qui aura lieue en décembre prochain.

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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /2009 16:28
Des menus de poissons sans thon rouge : c’est l’engagement pris par des restaurateurs de Monaco alors que la saison de la pêche au thon rouge démarre mercredi 15 avril pour deux mois (contre 6 précédemment).
Depuis 10 ans, on pêche deux à trois fois trop de thon rouge en Méditerranée. Pour tenter de sauver ce poisson victime de son succès (au Japon, un kilo de thon rouge peut se vendre 50 € !), la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique a instauré des nouveaux quotas de pêche : dans l’Union européenne, pour la Méditerranée et l’Atlantique, le quota total de pêche va être réduit à 22.000 tonnes cette année, puis à 19.950 tonnes en 2010. Insuffisant pour le WWF, qui reproche à la Commission européenne de ne pas avoir suivi les recommandations de ses propres scientifiques. Ceux-ci prônaient des quotas annuels de 8.500 à 15.000 tonnes maximum et l'interruption de la pêche pendant la période de reproduction, en mai et juin.
Pour de nombreux scientifiques, il est déjà trop tard pour sauver l’espèce. Alors, faites comme moi : boycottez systématiquement le thon rouge dans les poissonneries et autres restaurants. Et bravo à Monaco, premier territoire au monde à mettre en place le statut « sans thon rouge » !
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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /2009 20:50
Lors de ma dernière visite chez Sub Ouest à Pessac (l’unique magasin de plongée spécialisé dans l'agglomération bordelaise avec Scub' Atoll, situé à Mérignac) pour faire réviser mon détendeur, mon regard est attiré par une présentation de tee-shirts originaux par leurs motifs (cela change des « Dive now, work later » que l’on voit sur tous les plongeurs) : des masques, une pieuvre, des raies aigle (le tee-shirt est vraiment sympa - photo ci-contre, © Dykkeren) et surtout une représentation du Rubis, l’une des plus belles épaves de la Méditerranée sur laquelle j’ai plongé il y a deux ans.
Carole, l’une des trois plongeuses créatrices de Dykkeren (qui signifie ‘plongeur’ en norvégien), est présente dans le magasin, et nous engageons la conversation. La marque est née il y a à peine 6 mois à Bordeaux, à quelques encablures de l’Océan dans lequel les trois passionnées plongent à longueur d’année (personnellement, je dis « chapeau ! », car je ne me vois pas enfiler mes palmes et faire une bascule arrière en plein hiver par ici…).
Carole, Christine et Bérangère sont des sportives animées de convictions et les tee-shirts Dykkeren sont élaborés avec du coton en conversion vers le bio (issu de la filière Envão), du coton biologique de la ligne Earth Positive de chez Continental et du coton conventionnel, mais produit dans le respect des conditions de travail.
Les séries sont ultra-limitées et certains produits, édités à seulement une centaine d'exemplaires, ne seront réédités qu'à faible dose… donc précipitez-vous, à Pessac pour ceux qui sont dans la région ou encore mieux, sur la boutique en ligne de Dykkeren, lancée il y a à peine deux mois (tee-shirts à partir de 31 €).
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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /2008 20:20
Juste un clin d'oeil, je voulais vous faire partager ce site original qui propose de multiples animations sur le concept de la sauvegarde des océans. Envie de faire une pause ? Cliquez sur le site "sharkbreak", choisissez votre décor et bougez doucement votre souris...
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Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /2008 17:21

Cela fait déjà près de 6 mois que je n’ai pas mis les palmes à l’eau (il faudra d’ailleurs que je vous raconte mes dernières plongées, en mars sur une petite île de Tanzanie qui s’appelle Mafia), et cela me démange… Heureusement, les prochains mois s’annoncent sous de très bons auspices : une semaine de croisière en mer Rouge en novembre, et 2 semaines de croisière aux Maldives en février 2009, j’en rêve depuis si longtemps !

Pendant l’été, une grande nouvelle est arrivée : la majeure partie du récif corallien de la Nouvelle-Calédonie  (environ 15 000 km2 de lagon) a été ajoutée à la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. C’est le premier espace de l’outre-mer français inscrit sur cette liste, et deuxième (sur 33 sites français inscrits) à être uniquement naturel (après le Golfe de Porto en Corse).
Le lagon néo-calédonien constituerait la deuxième plus grande barrière corallienne continue du monde après celle de l'Australie (au
Belize, ils affirment que la deuxième est chez eux, j’avoue que je ne tiens pas à les départager, il doit être aussi agréable de plonger sur l’une que sur l’autre !).

Une chose est certaine : c’est une destination qui figure sur ma liste ! On peut y observer de grands prédateurs, des tortues et des mammifères marins en danger (dont la troisième plus large population de dugongs du monde !) qui, grâce à cette inscription, vont pouvoir continuer à fréquenter ce lagon désormais protégé.

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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /2008 14:53

A 88 ans, Benoîte Groult est peut-être redevenue une star des librairies (cf le Elle du 21 avril, dans la rubrique « Une journée avec »), mais elle n’est en tout cas pas l’amie des requins.

Après avoir lu la chronique, j’étais toute en admiration devant l’énergie de cette féministe qui ose avouer deux liftings (« ce n’est pas parce qu’on est féministe qu’on doit être plus moche que les autres »), qui contribue, avec les 400 000 exemplaires de son livre « La Touche étoile », à faire sortir la vieillesse du ghetto, qui écoute le 7-9 de France Inter tous les matins (j’avoue que cette émission me réveille également quotidiennement), et qui se dit passionnée par la mer…

Et puis, en bonne lectrice que je suis, j’attaque l’un des 2 petits encadrés qui accompagnent l’article principal, et je découvre que Benoîte Groult prend « trois fois par jour des gélules de cartilage de requin. Cela bloque l’arthrose et reconstruit peu à peu nos propres cartilages » !!!!! Mais quand donc arrêtera-t-on de prêter au requin des bienfaits qui n’existent que dans l’esprit des gens qui veulent justifier leur éradication !!!!! Non, les ailerons de requins n’ont pas des vertus aphrodisiaques (le meilleur aphrodisiaque que je connaisse, c’est l’amour !!!), non, aucune étude n’a jamais prouvé que le cartilage de requin « soignerait le cancer, l’arthrite rhumatoïde, la dégénérescence maculaire, le sarcome de Kaposi, la rétinopathie diabétique, l’entérite, le glaucome, l’athérosclérose et le prurit anal », dixit le site de l’Université de Montréal.

Ce qui me rend encore plus en colère, c’est que le magazine Elle contribue à propager ces idées en les mettant en exergue ! Nous les journalistes, qui avons le pouvoir de transmettre des informations à des millions de lecteurs, avons également le devoir de penser aux conséquences de telles affirmations !

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Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /2008 18:07
poissonnerie01.jpg Bon, vous allez finir par me prendre pour une véritable "Brigitte Bardot" avec mes tirades sur les espèces en voie de disparition... Alors, pour vous prouver que je ne suis quand même pas opposée à la consommation de poisson (moi-même, j'adore ça, même si j'ai définitivement arrêté de consommer du requin et du thon rouge), voici des alternatives aux inconditionnels des produits de la mer
- Variez votre consommation, afin d'inciter les pêcheurs à varier leurs prises et à ne pas décimer certaines espèces en particulier !
- Privilégiez certaines espèces, notamment celle qui portent un label "pêche durable" : mais attention, ces labels se multiplient, et certains sont plus que douteux. Pour connaîtreles poissons à consommer, référez-vous au "conso-guide"
du WWF "pour une consommation responsable des produits de la mer”.
- Respectez les saisons de reproduction des poissons : pour cela, Greenpeace édite sur son site un guide "Et ta mer, t'y penses ?" très complet et parlant.
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Mardi 22 janvier 2008 2 22 /01 /2008 20:04
Thon-rouge.jpg Pour une fois que la grande distribution prend une décision courageuse et motivée par la sauvegarde d'une espèce menacée, cela valait la peine de le signaler, d'autant plus qu'il s'agit de poisson !!! Trois jours après Noël, le distributeur Auchan a en effet annoncé qu'il avait arrêté de commercialiser le thon rouge dans ses hypermarchés français. "En raison des graves menaces de disparition qui pèsent sur le thon rouge, Auchan a pris la décision d'arrêter toute commercialisation de ce poisson... jusqu'à l'éventuelle mise en place d'une pêche durable ne menaçant pas la survie de l'espèce".
Les Etats-Unis, soutenus par le Canada, ont proposé d’imposer un moratoire mondial temporaire sur la pêche au thon rouge afin de permettre la reconstitution des stocks, mais les délégués de la CICTA (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique) ont rejeté cette proposition le 19 novembre 2007. Il faut dire que les enjeux économiques sont importants :
un poisson pêché en eaux libres peut se vendre jusqu’à 100 dollars sur les marchés japonais !
La situation est particulièrement préoccupante en Méditerranée : j'ai vu récemment un reportage édifiant montrant toute la technologie que les hommes sont capables de mettre en place pour aller au bout de leur bêtise : des avions survolent les zones de pêche pour repérer les bancs de thon, qui n'ont aucune chance d'échapper ensuite aux gigantesques filets déployés par les chalutiers.
Cela fait déjà plusieurs années que les scientifiques alertent la communauté internationale pour que les prises ne dépassent pas 15 000 tonnes en Méditerranée. Malgré ces recommandations, la CICTA a fixé un quota de pêche de 29 500 tonnes pour l'année 2008 !
La disparition du thon rouge de Méditerrannée (lire le dossier très complet réalisé par Greenpeace et intitulé "Mais où est donc passé le thon rouge de Méditerranée ?")se traduirait notamment par un appauvrissement de l'écosystème et un risque de prolifération de certaines espéces. Elle pousserait aussi les flottes de pêches à se rabattre sur l'exploitation d'autres espéces situées en bas de la chaîne alimentaire.
Chacun d'entre nous peut, à son niveau, lutter pour la sauvegarde de cette espèce : il suffit notamment, si vous déjeunez dans un restautant japonais, de boycotter systématiquement les sushis au thon rouge !
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