Jusqu'à présent, j'avoue que j'appelais souvent le magasin de vente de produits surgelés Picard "mon meilleur ami". Jusqu'à ce que récemment, en y
faisant mes courses, j'avise un sachet de 4 steaks de thon albacore (différent du thon rouge, qui est en voie de disparition). Par pure curiosité (j'ai décidé de ne plus manger de thon, qu'il soit
rouge ou albacore), je regarde ce qui est inscrit sur le sachet, et là je n'en reviens pas : il est annoncé que ce thon albacore a été pêché "à la palangre (ligne à laquelle sont accrochés des
hameçons), méthode de pêche écologique et sélective permettant de ne pas blesser le poisson, de préserver les juvéniles et de ne pas pêcher en même temps des dauphins, tortues" (vu sur le site de Picard).
Est-ce que les chargés du marketing
chez Picard savent ce qu'est réellement une palangre ? Il s'agit d'une ligne avec des milliers d'hameçons garnis d’appâts, calamars, poissons ; selon Sea Shepherd, "on a même trouvé parfois de la chair fraîche de dauphin" (!) sur ces appâts, qui peuvent
être aperçus depuis les airs par les albatros qui plongent dessus, restent alors accrochés et se noient. D’autres espèces marines aperçoivent les appâts depuis le fond et restent accrochées
quand elles essaient de les manger, parmi lesquelles les tortues marines et les requins. Comme "méthode de pêche écologique et sélective", on ne fait pas mieux, vous ne trouvez pas
?Malgré tout, ce fleuron de l'ONG qui se bat depuis des années contre les activités de pêche illégale devrait être réparé. Son fondateur, le capitaine Paul Watson, a affirmé que Sea Shepherd va continuer de surveiller et de harceler les harponneurs japonais : “Les baleiniers japonais sont montés d'un cran dans le registre de la violence pour ce conflit," a-t-il déclaré. "S'ils pensent que nos deux navires restant vont quitter le sanctuaire baleinier de l'Océan Austral par crainte de leur extrêmisme, ils se trompent. Nous sommes maintenant véritablement en guerre, et nous n'avons aucune intention de battre en retraite."
Pour rappel, la chasse à la baleine est interdite depuis 1986, à part des autorisations portant sur des missions de recherche, mais les Japonais semblent passer outre et continuent à décimer les cétacés.
Pour soutenir l'ONG Sea Shepherd, qui lutte pour sauvegarder nombre d'espèces sous-marines en danger (requins,
dauphins, baleines...) : faites un don sur le site de Sea Shepherd.
Découvrez les images de cet éperonnage sauvage (à gauche, les images tournées par l'ONG, à droite, celles depuis le baleinier japonais) :
Des
menus de poissons sans thon rouge : c’est l’engagement pris par des
restaurateurs de Monaco alors que la saison de la pêche au thon rouge démarre mercredi 15 avril pour deux mois (contre 6 précédemment).
Lors de ma dernière visite chez Sub Ouest à Pessac (l’unique magasin de plongée spécialisé dans l'agglomération bordelaise avec Scub' Atoll, situé à Mérignac) pour faire réviser mon
détendeur, mon regard est attiré par une présentation de tee-shirts originaux par leurs motifs (cela change des « Dive now, work later » que l’on voit sur tous les plongeurs) :
des masques, une pieuvre, des raies aigle (le tee-shirt est vraiment sympa - photo ci-contre, © Dykkeren) et surtout une représentation du Rubis, l’une des plus belles épaves de la
Méditerranée sur laquelle j’ai plongé il y a deux ans.
Cela fait déjà près de 6 mois que je n’ai pas mis les palmes à l’eau (il faudra d’ailleurs que je vous raconte mes dernières plongées, en mars sur une
petite île de Tanzanie qui s’appelle Mafia), et cela me démange… Heureusement, les prochains mois s’annoncent sous de très bons auspices : une semaine de croisière en mer Rouge en novembre,
et 2 semaines de croisière aux Maldives en février 2009, j’en rêve depuis si longtemps !
Pendant l’été, une grande nouvelle est arrivée : la majeure partie du récif corallien de la Nouvelle-Calédonie
(environ 15 000 km2 de lagon) a été ajoutée à la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. C’est le premier espace de l’outre-mer français inscrit sur cette liste, et
deuxième (sur 33 sites français inscrits) à être uniquement naturel (après le Golfe de Porto en Corse).
Le lagon néo-calédonien constituerait la deuxième plus grande barrière corallienne continue du monde après celle de l'Australie (au Belize, ils
affirment que la deuxième est chez eux, j’avoue que je ne tiens pas à les départager, il doit être aussi agréable de plonger sur l’une que sur l’autre !).
Une chose est certaine : c’est une destination qui figure sur ma liste ! On peut y observer de grands prédateurs, des tortues et des mammifères marins en danger (dont la troisième plus large population de dugongs du monde !) qui, grâce à cette inscription, vont pouvoir continuer à fréquenter ce lagon désormais protégé.
Après avoir lu la chronique, j’étais toute en admiration devant l’énergie de cette féministe qui ose avouer deux liftings (« ce n’est pas parce qu’on est féministe qu’on doit être plus moche que les autres »), qui contribue, avec les 400 000 exemplaires de son livre « La Touche étoile », à faire sortir la vieillesse du ghetto, qui écoute le 7-9 de France Inter tous les matins (j’avoue que cette émission me réveille également quotidiennement), et qui se dit passionnée par la mer…
Et puis, en bonne lectrice que je suis, j’attaque l’un des 2 petits encadrés qui accompagnent l’article principal, et je découvre que Benoîte Groult prend « trois fois par jour des gélules de cartilage de requin. Cela bloque l’arthrose et reconstruit peu à peu nos propres cartilages » !!!!! Mais quand donc arrêtera-t-on de prêter au requin des bienfaits qui n’existent que dans l’esprit des gens qui veulent justifier leur éradication !!!!! Non, les ailerons de requins n’ont pas des vertus aphrodisiaques (le meilleur aphrodisiaque que je connaisse, c’est l’amour !!!), non, aucune étude n’a jamais prouvé que le cartilage de requin « soignerait le cancer, l’arthrite rhumatoïde, la dégénérescence maculaire, le sarcome de Kaposi, la rétinopathie diabétique, l’entérite, le glaucome, l’athérosclérose et le prurit anal », dixit le site de l’Université de Montréal.
Ce qui me rend encore plus en colère, c’est que le magazine Elle contribue à propager ces idées en les mettant en exergue ! Nous les journalistes, qui avons le pouvoir de transmettre des informations à des millions de lecteurs, avons également le devoir de penser aux conséquences de telles affirmations !
Bon, vous allez finir par me prendre pour une véritable "Brigitte Bardot" avec mes tirades sur les espèces en voie de
disparition... Alors, pour vous prouver que je ne suis quand même pas opposée à la consommation de poisson (moi-même, j'adore ça, même si j'ai définitivement arrêté de consommer du requin et du thon rouge), voici des alternatives aux
inconditionnels des produits de la mer
Pour une fois que la grande
distribution prend une décision courageuse et motivée par la sauvegarde d'une espèce menacée, cela valait la peine de le signaler, d'autant plus qu'il s'agit de poisson !!! Trois jours après Noël,
le distributeur Auchan a en effet annoncé qu'il avait arrêté de commercialiser le thon rouge dans ses hypermarchés français. "En raison des graves menaces de disparition qui pèsent sur le thon
rouge, Auchan a pris la décision d'arrêter toute commercialisation de ce poisson... jusqu'à l'éventuelle mise en place d'une pêche durable ne menaçant pas la survie de l'espèce".
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