"Tu pars en Floride pour plonger ? A Crystal River sans doute ?" C'est la réaction que j'ai pu avoir lorsque j'ai annoncé que
nous partions plonger dans le "sunshine state" (comme indiqué sur toutes les plaques d'immatriculation locales). Il faut dire que Crystal River est réputé pour ses lamantins. Mais non, nous avons
opté pour Key Largo, à 600 kilomètres plus au sud : c'est bien le nom d'une agence de voyage spécialisée en plongée, n'est-ce-pas ? Pourtant, aucune agence française, y compris Key Largo, ne
propose cette destination aux plongeurs français. Dommage pourtant, car cela vaut vraiment le voyage, avec des fonds à la fois variés (épaves et récifs) et très riches en poissons.
Voici, en apéritif de mon compte-rendu, une première approche visuelle de ces plongées en Floride. A très vite pour un récit plus détaillé !
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Avant de faire un compte-rendu plus détaillé de mes récentes plongées à Saba, une petite île des Caraïbes à
quelques minutes en avion de Saint-Martin, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager une de mes rencontres... Je n'avais jamais croisé d'hippocampe aussi grand !
En attendant un compte-rendu plus complet de cette croisière, je vous invite à découvrir les photos de ces très belles plongées réalisées fin octobre - début novembre.
J'ai déjà eu l'occasion de vous raconter mon voyage inoubliable dans l'archipel de Revillagigedo, au Mexique, et de vous montrer des vidéos de raies manta. Voici quelques photos des stars de cette croisière, qui sont immanquablement accompagnées par des
rémoras. Ceux-ci utilisent leur ventouse pour s'accrocher à la raie (ce qui peut la blesser) et se nourrisent de déchets de nourriture laissés par celle-ci. A la différence de nombreuses symbioses sous-marines (interrelation étroite et durable entre deux êtres vivants
qui bénéficient tous deux de l'association - la plus connue étant celle du poisson-clown avec son anémone), le rémora ne renvoie pas l'ascenseur à la raie manta : on le qualifie de commensal (du
latin co = avec, mensa = table ou compagnon de table) qui profite de la nourriture de son hôte, sans rien donner en contrepartie...
Par contre, le rémora n'est pas un parasite dans la mesure où la raie manta se déplace sans même s'apercevoir qu'elle transporte un passager clandestin, et que la survie de l'un ne dépend pas de
l'autre...
Il peut même arriver que la raie manta transporte deux passagers clandestins...
Désolée pour cet arrêt de publication, je vous rassure tout de suite, ce n'était que momentané ! Et dire que je
n'arrête pas d'affirmer à mes clients que la principale contrainte d'un blog, c'est de l'actualiser régulièrement... Je commence à bien comprendre l'expression "les cordonniers sont toujours les
plus mal chaussés" ;-)
Bon, trêve de plaisanterie, un ami vient de m'envoyer un lien vers une vidéo assez époustouflante du National Geographic : un poulpe en train d'attaquer un requin ! Bon, manifestement, il ne s'agit
pas d'un grand blanc, mais il ne fait aucun doute que l'intelligence du poulpe l'emporte sur la supposée force du requin... (je précise juste que la scène a été tournée dans un aquarium).
Du coup, j'ai également découvert la plateforme de vidéos du National Geographic, qui recèle de
véritables trésors... Si vous voulez trouver spécifiquement la vidéo sur le poulpe et le requin, elle s'intitule : "Shark vs. Octopus" (in english, of course !).
Avis aux amateurs de photo sous-marine : le dernier Plongée Magazine (n°19 du mois de mai), propose un supplément au format pocket spécial "photo et vidéo sous-marines". Au
sommaire :
Des conseils pour débuter (maîtriser sa flottabilité, connaître le milieu, ne jamais oublier la
sécurité...)
Les pièges à éviter (gérer la lumière sous l'eau, les particules...)
Des conseils pour acheter le bon matériel selon son niveau et ses envies (comment choisir son appareil, son
caisson, pour quels tarifs...)
Une sélection des nouveautés en matière d'appareils étanches par construction, de compacts et d'appareils
photo réflex.
Une sélection de caméscopes (étanches ou avec leur caisson dédié) et de flashs externes.
Deux regrets toutefois : qu'il n'y ait pas de témoignages de photographes sous-marins, cela aurait été sympa
de découvrir leur choix de matériel et de rendre plus humain ce supplément très technique. Et puis dans la dernière partie sur les accessoires, j'aurais préféré que soient présentés des disques
durs externes avec écran plutôt qu'un cadre photo numérique ou des idées de transposition d'images sur des tapis de souris et autres mugs... Quand on est plongeur-voyageur-photographe, on recherche
avant tout la possibilité de visionner ses images rapidement sur le bateau après la plongée, sans forcément être obligé de transporter son ordinateur à l'autre bout du monde...
Les barracudas m'ont toujours fascinée, au point que je me rappelle très précisément les plongées pendant lesquelles j'en ai rencontrés. Le plus souvent,
ces prédateurs sillonnent les eaux en solitaire (lors d'une plongée aux Philippines, j'en avais croisé un monstrueux, en train de se faire nettoyer par des gobies - Photo ci-contre). Plus
rarement, mais cela arrive quand même, il est possible de rencontrer un immense banc de ces poissons effilés et brillants, et alors là c'est le bonheur (malgré leur impressionnante dentition et
leur regard peu avenant, les barracudas ne sont pas dangereux) ! Les plus grands bancs de barracudas que j'ai pu oberver se trouvaient l'un dans la réserve marine de Port-Cros, dans le Var, et
l'autre en Malaisie, avec une visi très mauvaise : quand on a aperçu les premiers spécimens, nous étions déjà dans le banc, c'était impressionnant ! Aux Maldives, j'ai eu l'occasion de croiser un
banc de quelques dizaines d'individus, les voici en image...
Réputées pour être parmi les plus grandes de la planète (jusqu'à 8 mètres d'envergure !), les raies manta de
Socorro, au Mexique (et plus particulièrement autour de l'îlot de Roca Partida), sont à la hauteur de leur réputation : malgré leur taille, elles "volent" dans l'eau avec majesté et élégance, et
n'hésitent pas à s'approcher des plongeurs et à rester en leur compagnie.
Elles sont les hôtes involontaires des raimoras, ces parasites qui s'accrochent sur - ou sous - elles pour voyager sans se fatiguer et récupérer les restes de nourriture.
Leurs seuls ennemis ? Les orques, plus rarement les requins (surtout lorsqu'elles sont blessées), et...
l'homme : pourtant, et malgré leur surnom de "diable des mers", ces créatures pélagiques sont totalement inoffensives, et ne se nourrissent que de plancton.
Il y a bientôt 2 ans, je partais pour un très beau voyage dans l'archipel mexicain des Revillagigedo. C'est lors d'une plongée sur l'île de San Benedicto qu'en nous mettant à l'eau, nous
avons rapidement été rejoints par une très belle raie manta. Elle nous a accompagnés quasiment toute la durée de la plongée, et mon binôme a pu me filmer en train de nager à ses côtés : c'était un
moment magique, hors du temps. Elle m'est passée dessus, et j'ai pu la frôler du bout des doigts. Ensuite, c'est notre guide qui est allé à sa rencontre. Voici cette vidéo :