Bienvenue sur mon blog ! Si vous êtes passionnés par le monde sous-marin, à la recherche d'une destination plongée, que vous débutez
et cherchez à en savoir plus sur les différents niveaux, que vous voulez contribuer à sauvegarder cet écosystème fragile,... alors, vous êtes ici chez vous !
De plus en plus de personnes se mobilisent en ce sens : à la suite de la première semaine européenne pour
les requins, l’an dernier, un nouveau plan d’action a été adopté par la Commission européenne, qui prévoit d’importantes améliorations dans la politique de l’Union européenne en faveur des
requins, y compris l’interdiction du finning et des quotas zéro pêche pour les espèces de requins en danger d’extinction.
Il faut désormais faire pression sur chaque ministre européen de la pêche pour qu’il mette en application ces
propositions visant à protéger efficacement les requins.
Si vous ne l’avez pas déjà fait, vous pouvez signer la pétition en ligne sur le site de « The shark
alliance ».
J’en profite pour vous informer que la marque Dykkeren, dont je vous avais
parlé car elle commercialise des tee-shirts pour les plongeurs, s’engage à reverser – pendant 15 jours à compter du 7 octobre 2009 – 10 % de ses ventes effectuées sur sa boutique en ligne pour la
protection des requins. Retrouvez tous les détails de cette opération sur www.dykkeren.com.
A noter : Dykkeren rejoint la longue liste des ambassadeurs de Longitude 181 Nature.
La première vidéo de requin tigre
que j'ai mise en ligne il y a déjà quelques mois avait suscité de nombreux commentaires... En voici une autre, prise lors de la même plongée mythique d'Aliwal Shoal en Afrique du Sud.
Il y a quelque temps, je vous ai parlé des requins tigre d'Aliwal Shoal, lors d'une plongée mémorable en Afrique du Sud. Je vous disais
que je n'avais pas eu le loisir de faire des photos, mais que j'avais eu le réflexe de mettre mon petit Canon sur la fonction vidéo...
Aujourd'hui, je ne vais pas aborer un sujet très glamour, mais même adorant plonger avec des requins (ci-contre, une de mes premières photos de requin de récif
aux Bahamas), je ne perds jamais de vue que ce sont des animaux sauvages, des prédateurs, et qu'en allant à leur rencontre sur
leur territoire, on s'expose obligatoirement à certains risques. Pour limiter au maximum ces risques, je reste persuadée qu'il faut bien connaître ces animaux et leurs comportements, d'où de
nombreux articles à ce propos sur mon blog.
Et c'est d'ailleurs ce que confirment les scientifiques : si le nombre de cas mortels diminue chaque année, c'est notamment grâce à une meilleure connaissance des risques présentés par les requins. Deux autres
raisons sont également avancées pour expliquer cette diminution : les progrès des traitements médicaux et une meilleure sécurité sur les
plages.
L'unique décès constaté l'an dernier est celui d'une femme tuée alors qu'elle faisait de la plongée
au large de la Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique. "En réalité, les
possibilités de mourir d'une attaque de requin sont infiniment réduites", affirme George Burgess, responsable des archives sur les attaques de requins
au Musée d'Histoire naturelle dépendant de l'Université de Floride.
Historiquement, la moitié des attaques se produisent aux Etats-Unis - principalement en Floride - et à Hawaii, mais en 2007, la proportion y a été plus élevée, avec 50 des 71 attaques recensées
partout dans le monde.
C'est
en Afrique du Sud, à l'occasion d'un safari plongée de 2 semaines, que j'ai eu l'extraordinaire chance de pouvoir plonger avec des requins tigre. Cette plongée - sur le site mondialement connu
d'Aliwal Shoal - m'a particulièrement marquée - d'où le nom de mon blog - pour de multiples raisons : d'abord la
possibilité d'observer, dans son milieu naturel, l'un des plus grands prédateurs des océans ; ensuite l'organisation de la plongée, avec le briefing précis et détaillé sur la plage, le départ en
zodiac, la montée progressive de l'adrénaline pendant l'attente (environ 2 heures) en surface, à quelques miles des côtes ; enfin la mise à l'eau et la descente dans le grand bleu, puis
l'apparition d'un, puis de 2, puis d'au moins 3 requins tigre (dont un jeune), qui sont restés autour de nous pendant près d'une heure (nous étions sur un fond de 20 mètres environ). Avec leurs
rayures, ils sont reconnaissables très facilement, et c'est vraiment magique de les admirer de près ! Enfin, sur le moment, je n'en menais quand même pas large, et du coup je n'ai pas fait de
photos, juste des vidéos (merci à mon petit Canon !) : il suffit d'appuyer, et ça tourne (pas besoin de cadrer, de
modifier des réglages...) Nom latin : Galeocerdo cuvieri Famille : charcharhinidés Taille : jusqu'à plus de 6 mètres Poids : jusqu'à plus de 900 kilos. Habitudes alimentaires : le régimedu
requin-tigre est assez différent de celui du grand requin blanc. Il se nourrit de poissons, requins plus petits (cela me rappelle
la scène impressionnante où une femelle tigre dévore un "petit" requin dagsit), raies, tortues, oiseaux, dauphins, crabes,
mollusques, poulpes, langoustes, sans compter de nombreux objets d'origine humaine (boîtes métalliques, bouteilles en plastique, détritus de toute sorte). Odorat : le requin tigre possède une bonne vue, mais il recourt essentiellement à d'autres
sens pour repérer et attaquer ses proies. Son odorat, très développé, lui permet de déceler des traces infimes de sang dilué dans l'eau, et de remonter jusqu'à son origine. Il est également
sensible aux ondes de basse fréquence émises par les animaux blessés. Quand il s'approche d'une victime potentielle, il capte les micro-ondes électriques émises par son système nerveux, ce qui lui
permet de la circonvenir en toute confiance, même dans une eau trouble ou dans l'obscurité. Reproduction : le requin tigre doit son nom aux zébrures qu'il possède sur son dos. Les
jeunes requins tigres ont des taches noires très prononcées qui s'estompent progressivement avec l'âge. Ils deviennent matures entre 4 et 6 ans et peuvent atteindre jusqu'à 7 mètres de long. Le
requin tigre est ovovivipare; les oeufs se développent et éclosent dans le corps de la mère. Sa période de gestation est d'environ 9 mois et il a des portées de 10 à 80 jeunes. Où le trouver ?Grand , puissant et sans cesse alerte, le requin tigre passe la majeure
partie de son existence dans une errance solitaire, sillonnant les eaux côtières ou hauturières des mers tropicales. Il peut franchir 100 km en un jour, s'arrêtant rarement, sauf pour se
nourrir.L'été, il suit les courants chauds, allant jusqu'à la Nouvelle-Zélande au sud, ou le Japon au nord. L'hiver, il reste à
proximité des zones équatoriales et tropicales, patrouillant les récifs coralliens du Pacifique, de l'océan Indien et des Caraïbes, à la recherche de proies faciles. Si vous voulez le croiser avec
certitude, rendez-vous à Aliwal Shoal en Afrique du Sud...
Depuis ma première
vision d'un requin en Egypte, je suis fascinée par ces prédateurs si majestueux et impressionnants sous l'eau. Plus j'en vois, plus j'ai envie d'en voir, et plus j'ai envie de tout faire pour les
protéger alors que de nombreuses espèces sont en voie de disparition. Cela peut sembler bizarre pour de nombreuses personnes qui ne les connaissent pas bien de se mobiliser pour protéger des
animaux réputés "mangeurs d'hommes". Une des solutions ? Mieux les connaître. Voici la première d'une série de fiches sur différentes espèces, sachant que l'on en compte un peu plus de 350
réparties en 30 familles.
Honneur à l'un des plus puissants chasseurs marins, le grand requin blanc. Je n'en ai personnellement jamais vu jusqu'à présent (et cela ne fait pas partie de mes rêves, je vous l'avoue, car pour
les voir les voyagistes ne proposent que la solution de plonger en cage, et cela ne correspond pas du tout à ma vision de la plongée). Ce prédateur extrêmement évolué peut repérer une goutte de
sang dans 100 litres d'eau, et il est le seul requin à sortir la tête hors de l'eau pour voir ce qui se passe autour de lui.
Menacé de disparition, il figure désormais parmi les espèces protégées en Afrique du sud, en Californie et en Australie.
Nom latin :Carcharodon carcharias Famille : Lamnidae Taille : jusqu'à 6 mètres de long Poids : jusqu'à 3 tonnes Habitudes alimentaires : dans toutes les mers où il vit, le grand requin blanc s'alimente en fonction des proies disponibles et plus
facilement accessibles. Près des côtes de Californie, il chasse surtout des pinnipèdes (otaries, éléphants de mer), dans l'Atlantique des poissons et en Méditerranée des thons, espadons et de
petits cétacés (dauphins). Mais toutes les attaques ne réussissent pas à 100 %, notamment parce que pendant une fraction de seconde, le requin est aveugle : au moment où ses yeux se révulsent (pour
se protéger), il ne peut alors plus compter que sur ses ampoules de Lorenzini pour localiser sa proie : ces organes sensoriels caractéristiques des requins perçoivent les champs électriques émis
par tous les organismes vivants. Où le trouver ? Au sud de l'Australie, en Nouvelle-Zélande, au sud de l'Afrique du sud, le long des côtes de Californie et de
Méditerranée. Il préfère les eaux côtières océaniques froides et peu profondes, mais on peut aussi le rencontrer occasionnellement près de
l'équateur ou des zones tropicales (comme aux îles Hawaii ou aux Caraïbes par exemple). Comment le reconnaître ? Avec son
corps massif, fusiforme, il est impossible de le confondre avec un autre requin. Malgré le nom qu'on lui donne, il ne porte la couleur blanche que sur la partie ventrale de son corps. La couleur de
son dos est grisâtre. Mode de vie : nageur perpétuel, il est obligé de se mouvoir en permanence (à 3,5 km/h
minimum) pour apporter à son organisme l'oxygène nécessaire. Il est très endurant et peu parcourir de longues distances à faible vitesse. Mais il est également rapide et peut porter des
accélérations fulgurantes pour "jaillir" sur ses proies.
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