Menace sur les requins

Je vous avais déjà fait part de mon coup de gueule concernant cette horrible pratique du "finning" (en anglais, "fin" veut dire "aileron") qui consiste à pêcher un requin, à lui retirer les ailerons (pour la fameuse soupe réclamée par de nombreux asiatiques) et à le rejeter à la mer, le vouant à une mort certaine. Le numéro d'avril du National Geographic (édition française), un spécial "océans", n'a fait que renforcer ma détermination à boycotter, sous quelque forme que ce soit, le requin qui ne soit pas vivant, j'entends par là ne pas acheter de "souvenirs" du type dents de requins, et surtout ne pas en consommer. Or j'ai découvert dans un article intitulé "Requiem pour les requins" (toujours dans ce même numéro du National Geographic) qu'on nous fait manger du requin à notre insu !!! Ainsi, le requin-taupe, parmi les espèces les plus menacées, est commercialisé en tranches sous le nom de "veau de mer". Quant à la petite roussette, l'émissole ou l'aiguillat (espèce en danger d'extinction), ils sont vendus sous le nom de saumonette : j'ai moi-même fait le test récemment chez un poissonnier, qui a commencé par me dire en hésitant que la saumonette était une sorte de thon, et quand je lui ai demandé s'il ne s'agissait pas plutôt d'un requin, il a fini par approuver : "ah oui, en effet, ça a une forme de requin".
Outre le boycott systématique du requin dans nos assiettes, il est également possible de soutenir des associations, de signer des pétitions :
  • Sur le site "savingsharks", vous pouvez apporter votre soutien à cette cause et voir ce que vous pouvez faire concrètement pour contribuer à sauver les requins. A voir également, le site de "sharkwater", un documentaire qui a été primé dans de nombreux festivals.
  • Sur le site de la fondation de l'île Coco, qui dépend du Costa Rica et qui possède une faune sous-marine extraordinaire, avec notamment de nombreuses espèces de requins. Le parc de l'île Coco est inscrit sur la liste des sites naturels de l'Unesco depuis 1997 : découvrez la vidéo sur la page d'accueil du site, les images sont superbes (encore une destination qui figure sur ma liste...)
  • Le site de l'ONG "Shark trust", qui se consacre à l'étude et à la protection des requins et raies.
  • Un site pour la sauvegarde des tortues marines, mais qui a également une rubrique sur les requins.
Et puis, la meilleure façon de contribuer à sauver les requins, c'est de plonger avec eux : plus le tourisme généré par les requins rapportera de l'argent aux pays dans lesquels vous irez, plus ces pays  seront sensibilisés à l'intérêt de les sauvegarder !

Gehin 19/11/2008 09:47

Bonjour, j'essaie de trouver un moyens de lutter également contre l'extermination des requins, ils me fascinent !Je suis entièrement d'accord avec tout ce que bous avez écrit, juste une question : le tourisme "plongée avec les requins" ne risque-t-il pas de devenir dégradant pour la faune alentour ? l'humain est-il capable de respecter celle-ci en ne détruisant rien sur son passage ? celà ne risque-t-il pas d'être pire encore ? ce sont juste des questions ! car il faut le reconnaitre, bcp seraient capables de le faire sans aucuns respect !

Sandrine 22/11/2008 10:06


quand je parle de "tourisme généré par les requins", il s'agit de faire des plongées sur des sites où on est supposé en voir (j'ai fait une fois dans ma vie l'expérience du shark fiding, pour voir
en quoi ça consistait, et je ne recommencerai jamais, car cela modifie le comportement de ces animaux qui sont, rappelons-le, sauvages !!! Et, je suis d'accord avec vous, c'est également un manque
de respect pour la vie sous-marine à laquelle on doit tant et que l'on détruit à tout-va avec des pollutions, des exterminations...). Il est certain que vous avez plus de probabilité de voir des
requins aux Galapagos ou en Afrique du sud, qu'en Méditerranée. Mais toutes les surprises sont possibles partout dans le monde, c'est aussi ça l'intérêt de la plongée !


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