Cours de photo avec Amar Guillen : tout savoir sur le numérique sous-marin

A l'occasion du salon de la plongée, Amar Guillen - photographe free-lance et auteur, avec sa femme,  des 2 guides pratique et expert "La photo numérique sous-marine", donnait une conférence sur la photo sous-marine. Je ne pouvais pas manquer ça ! Cette conférence m'a notamment permis de prendre la décision concernant le choix de mon prochain équipement... Mais je vous en parlerai la semaine prochaine, quand je l'aurai récupéré.
Voici les différents points abordés pendant cette intervention, et j'espère qu'ils permettront à certains d'entre vous de mieux vous repérer dans la jungle du numérique ;-)


1) Quelle configuration choisir ?
Le boîtier : il faut à la fois être attentif au capteur (qui récupère la lumière) et au type de carte mémoire de l'appareil.
Le capteur : de sa taille dépend la qualité des images, notamment du rendu des couleurs. Un capteur de 1200 X 1600 px = 1 920 000 px (soit 2 MegaPixels) : plus le nombre de pixels ets important, plus la résolution est grande. Il faut faire attention à la course aux pixels : un compact dont le capteur n'a pas changé depuis des années et qui présente une résolution plus importante n'arrivera pas à capter la richesse des couleurs : 5 MegaPx suffisent pour un tel appareil.
La carte mémoire : Compact Flash ? SD (SanDisk) ? Attention, certaines marques ont des cartes mémoire dédiées, vous devrez tout changer si vous optez pour un nouvel appareil d'une marque différente (ex : les cartes Memorystick de Sony). Conseil de Amar : éviter absolument les cartes Microdrive, trop fragiles. Le principal critère pour choisir une carte concerne la vitesse d'enregistrement : cette vitesse étant indiquée en X (1 X = 150 Ko), plus le nombre de X est grand, mieux c'est (prendre minimum 40 X)

2) Quel type d'appareil ?
=> Un compact : comme son nom l'indique, c'est le numérique qui prend le moins de place, e plus répandu à l'heure actuelle. Son capteur est comme sa taille, petit : 8 mm de large sur 6 mm de haut. C'est avec un compact que j'ai commencé la photo sous-marine : le Canon Powershot A80.
=> Un bridge : son grand avantage, c'est la qualité de ses optiqes, qui permettent de travailler avec des lumières plus basses et de donner un meilleur piqué aux images. Certains bridges permettent également de prendre des photos au format Raw (un format non compressé comme l'est le Jpeg)
=> Un réflex : il possède un capteur encore plus grand, qui permet de limiter le fameux  "bruit" (ou piqué) des images. Autre différence, et de taille, avec les compacts et les bridges : les réflex disposent d'un miroir interne, qui empêche de viser avec l'écran arrière. D'où l'importance, pour un réflex qui sera utilisé dans un caisson, d'avoir une visée confortable (pour cela les Nikon ont l'avantage sur les Canon).

3) Quel caisson ?
D'abord, bien vérifier lors de l'achat de l'appareil que celui-ci possède bien un caisson associé, certains n'en acceptent pas ! Concernant les caissons pour les réflex, mieux vaut éviter Ikelite, plus fragile et volumineux. Préférer Aquatica, Subal ou Seacam.

4) Quelle lumière ? Flash ou lampe ?
Pour la photo, le flash est idéal, il permet de figer le mouvement. La lampe peut permettre d'éclairer le sujet - notamment la nuit - et de mieux cadrer. Par contre, elle présente l'inconvénient de déranger prématurément le poisson (sauf s'il s'agit d'un nudibranche ;-))

5) Comment connecter le flash à l'appareil ?
=> Via fibre optique : le flash interne commande le flash externe, dit flash "esclave". Le souci concerne alors le délai de déclenchement de celui-ci, le temps qu'il reçoive les infos du flash interne : il faut alors bien contrôler l'ouverture de l'appareil (risque notamment de cramer un sujet pris en macro).
=> Via le caisson et une prise flash (le flash est alors relié à l'appareil avec un cordon)
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