Safaga en Egypte (mai 2003)

Si je garde de super souvenirs de ce séjour à Safaga, je ne peux pas dire que ce soit grâce aux plongées : certes, je ne vais pas cracher dans la soupe, c'était la mer Rouge (eau à 27°), mais bon, on n'a quand même pas aperçu un seul napoléon en une semaine. J'ai vaguement aperçu, de loin, un requin pointe blanche, mais c'était plus une apparition furtive qu'autre chose.
Par ailleurs, la semaine étant particulièrement chargée, le club Dune avait dû affrêter un bateau extérieur à sa flotte habituelle, et on a vraiment eu le sentiment que le capitaine voulait économiser un maximum de carburant en allant sur des sites les plus proches possibles du port : un jour c'était "les Américains interdisent de passer, ils sont en manoeuvres", un autre jour c'était "ça va être la tempête, les conditions de navigation ne sont pas bonnes" (alors que la mer était d'un calme jamais vu même en Bretagne). Bref, il a fallu se battre tous les jours pour nous rendre sur des sites un peu éloignés (dont l'épave du Salem Express), jusqu'à les "menacer" de réduire à son strict minimum le bakchich de l'équipage en fin de séjour.
L'autre "mauvais" souvenir de ce séjour, c'est que je venais juste d'avoir mon niveau 2, et mon très cher président n'a rien trouvé de mieux que de me mettre guide de palanquée dès la première plongée pour tester ma toute nouvelle autonomie. Bref, un peu stressée quand même, j'ai bien ramené toute la palanquée au bateau mais par contre j'ai consommé comme jamais, et ça toute la semaine ! Du coup j'ai terminé quasiment toutes les plongées sur le détendeur de secours de mes divers binômes.
Non, ce qui restera surtout de ce séjour au Ménaville (le principal hôtel de Safaga dans lequel descendent de nombreux Français), c'est la super ambiance qui a régné pendant une semaine. On était un petit groupe (seulement 7 plongeurs du club), sans parler des 2 couples rencontrés sur place et qui ont partagé nos plongées : Chouchou et Loulou, qui avaient perdu leurs bagages dans le vol aller et qui ont dû plonger pendant tout le séjour avec du matériel loué (alors qu'ils avaient dans leurs sacs tout le matos flambant neuf ; heureusement, ils ont récupéré le tout plusieurs jours après leur retour en France, les sacs avaient été "oubliés" sur le tarmac de l'aéroport d'Hurghada...), et Yves et Claude, tous deux pratiquant le snorkeling (mais qu'est-ce qu'on peut en voir des choses avec juste palmes, masque et tuba : en remontant d'une plongée où on n'avait pas vu grand-chose, Claude nous a annoncé qu'elle avait vu des requins !!!).
Bref, on a passé une semaine vraiment très sympa, entre discussions et belote sur le bateau, apéros et anniversaire de Béa (on part chaque année la dernière semaine de mai, et ça tombe toujours dessus !), parties de volley ou de ballon dans la piscine, sans oublier les fameuses batailles d'eau qui ont rythmé tout le séjour. Un soir, ça a dégénéré en bain de minuit, j'en ai perdu mes lunettes de vue dans l'eau et on s'est tous retrouvé à faire une plongée de nuit en PMT pour tenter, vainement, de les retrouver (remarquez, ça valait le coup, on a vu des petites murènes et plein d'autres poissons). Le lendemain matin, un "lève-tôt" a refait la même plongée de jour et a réussi !!! C'est notamment à la suite de ça que j'ai décidé de me faire opérer de la myopie, et aujourd'hui, je peux faire toutes les batailles d'eau possibles, je ne risque plus rien ;-)
Bon, la conclusion de tout ça c'est que la prochaine fois que je retourne en Egypte, c'est minimum pour un séjour dans le grand sud (sud de Marsa Alam) ou alors, encore mieux, uniquement pour une croisière (Lire mon compte-rendu de la croisière nord).

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