Vendredi 15 mai, tous à vos magnétoscopes : Arte diffuse le film "La montagne aux requins", qui a notamment reçu la palme d'argent au festival mondial de
l'image sous-marine à Antibes. D'une durée de 43 minutes, ce documentaire est consacré à la Mecque des plongeurs : l'île Coco (où je pars plonger en novembre 2010 !), qui a notamment inspiré Stevenson pour écrire son roman "Lîle au trésor", ou encore Steven
Spielbergpour Jurassic Park.
Située à quelques 36 heures de bateau au large du Costa Rica, elle est depuis 1978 une réserve protégée, classée en 1997 par l'Unesco au patrimoine naturel mondial de l'humanité. Cette île déserte
abrite une luxuriante forêt vierge de 25 km². Les fonds marins sont particulièrement riches : thons, dauphins, tortues, baleines et requins. C'est à bord d'un sous-marin ultra moderne, à 400 mètres
de profondeur, que leréalisateur Rolf J. Moeltgen nous emmène plonger pour découvrir des
scènes époustouflances : le ballet des squales à la tombée de la nuit, un accouplement de requins (très rare), grands bancs de requins-marteaux... Découvrez la diversité de l'île Coco au Costa Rica (site en anglais et
espagnol).
Lorsque j'ai appris, il y a quelques jours, que Google Earth venait de lancer une nouvelle version pour explorer,
cette fois-ci, les profondeurs océaniques de notre planète, j'ai immédiatement téléchargé la mise à jour du logiciel (pour cela, il faut se rendre sur la page de Google Earth et charger la mise à
niveau vers la version 5. Attention à la place nécessaire sur votre ordinateur, le logiciel est gourmand en mémoire).
Google Earth 5 démarre comme la version
précédente, mais tout de suite, des nouveautés apparaissent dans le menu d’infos pratiques (en bas à gauche, capture d'écran ci-contre), dont la plus spectaculaire est Océan. Celle-ci permet de
plonger sous la mer, et, selon les pictos présents sur la carte, d’évoluer entre les montagnes ou les volcans sous-marins, de suivre les routes de grands animaux migrateurs (baleines,
requins-baleines…) ou de visionner les nombreuses vidéos disponibles grâce à de nombreux partenariats noués par Google avec le National Geographic, la BBC ou avec les héritiers du commandant
Cousteau : il est désormais possible de revoir les expéditions de ce dernier en ligne, dont certaines inédites !
Mais la fonctionnalité la plus intéressante pour les plongeurs concerne l'apparition du drapeau de plongée (rouge et blanc), indiquant les sites de plongée référencés sur toutes les mers du globe
(un partenariat avec le portail wannadive.net). Les épaves ainsi que les zones marines protégées sont également indiquées, tout comme un
certain nombre d'informations concernant la situation en mer (impact des activités humaines, poissons à choisir en priorité dans un but de sauvegarde des espèces : voir capture d'écran ci-contre
pour le thon...).
Qu'en est-il lorsqu'on passe de la théorie à la pratique
? Pas évident de bien comprendre comment tout cela fonctionne, à l'image de certaines réactions d'internautes déjà visibles en ligne ("comment fait-on pour voir l'épave en 3D ?" demande l'un d'eux
qui a voulu, comme moi, découvrir l'épave du Titanic, annoncée par Google Earth). Le marketing "Google" fonctionne encore à fond, et ceux qui imaginent qu'ils vont pouvoir plonger dans les océans -
via le logiciel - comme dans la vraie vie seront déçus. Par contre, pour ceux qui veulent en savoir plus sur les sites de plongée (grâce notamment à de nombreuses photos) et découvrir des vidéos
reliées directement à ces sites, il s'agit d'une mine quasi inépuisable d'informations.
Découvrez en vidéo les promesses de Google Earth (en anglais...) :
Le 11è salon de la plongée s'est terminé lundi soir, mais à ce jour, on ne connaît toujours pas les chiffres
concernant sa fréquentation : aura-t-on dépassé les 39 342 visiteurs recensés lors de l'édition 2008 ? Ce que je trouve assez surprenant, c'est que 4 jours après la fin du salon, aucune information
concernant le bilan du salon ne soit publiée sur le site officiel de la manifestation. Peut-être que ce bilan est en-deçà de ce qui était attendu... En tout cas, j'ai trouvé qu'on circulait très
facilement dans les allées le soir de la nocturne (vendredi dernier).
A défaut de chiffres et autres statistiques, je préfère donc vous raconter "mon" salon de la plongée, que j'ai arpenté trois jours durant (pas toute la journée quand même !). On annonçait beaucoup
de TO et de clubs, et en effet, ils étaient là en force. Avec mon amoureux, nous avons donc confirmé notre participation à une très belle croisière en Indonésie, et plus exactement à Komodo : ce
sera pour fin octobre, avec Safari Bali.
Et puis, nous avons commencé à mettre une palme sur l'un de nos plus
beaux rêves de plongeurs : nous nous sommes inscrits pour la fabuleuse croisière sur l'île Cocos (dans le Pacifique, au large du Costa Rica), en novembre 2010 ! Ce sera sur le Sea Hunter, l'un des deux bateaux qui se rendent sur cette île qui a servi de modèle à Steven Spielberg pour le film Jurassic Park. Au
programme : des requins de toutes sortes, raies, dauphins... l'un des derniers véritables sanctuaires de la vie sous-marine (l'île est classée au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1997).
Au détour des allées, nous avons croisé Laurent Ballesta qui nous a dédicacé son tout nouveau livre sur la Méditerranée. Il rentrait de Namibie, où il a plongé sur la Skeleton Coast dans le cadre
du prochain Ushuaïa Nature : à suivre... De nombreuses associations étaient également présentes
sur la salon, mais je vous en reparlerai prochainement. J'ai également découvert la possibilité de plonger sur des épaves de la seconde guerre mondiale dans la baie de
Scapa Flow, tout au nord de l'Ecosse. Mais avant de signer (voir le site de Tursiops Aventures), il faudra juste
effectuer un stage pour maîtriser les joies de la combinaison étanche... J'ai trouvé une vidéo qui donne une bonne idée du voyage là-bas (cadeau pour mon amoureux...) :
Cette année, et même si je ne suis plus voisine de la Porte de Versailles, je ne manquerai pas le rendez-vous annuel des plongeurs en France. C'est l'endroit idéal pour croiser
des plongeurs et faire son marché en matière de destinations et de matériel (avec des tarifs spéciaux à cette occasion).
La 11ème édition du salon de la plongée joue la carte du développement durable. Un espace proposera des informations sur le respect des fonds marins et les façons de limiter la production de
déchets dans le cadre de voyages de plongée, et plus globalement sur toutes les applications possibles en matière de développement durable dans la filière plongée.
Pas de pays plus spécialement mis à l’honneur, mais plus de surface dédiée aux structures d’accueil :
« Les visiteurs du Salon ont certes besoin de s’équiper,(…) mais ils veulent avant tout plonger et voyager », a confié Hélène de Tayrac, la commissaire générale de l’événement, à
Plongée Magazine. « La plongée, ce n’est pas le bagne ! Le côté pur sport a tendance à disparaître, au profit du tourisme ».
Petite sélection des animations et autres temps forts du salon (du 9 au 12 janvier, avec une nocturne le vendredi 9 jusqu’à 21 heures) :
- Vendredi 9 de 15h à 16h : stage photo sous-marine, suivi d’une conférence sur l’exploitation
commerciale des photos de plongée.
- Dimanche 11 de 16h à 17h : présentation de l’expédition « Under the pole ». Une aventure
humaine novatrice née pour témoigner de la face cachée de la banquise, ce patrimoine commun de l’humanité aujourd’hui en voie de disparition.
En ce début d'année, la télé gâte les amoureux de la plongée et du monde sous-marin (une fois n'est pas
coutume... et merci à France 5 et à Arte pour leur programmation)
- Lundi 5 janvier, 11h07 sur France 5 Le requin, perfection de la nature, un documentaire produit par la BBC
Le biologiste Mike Degruy part à la découverte du ' requin parfait '. Afin de décerner ce prix, il passe en revue toutes les espèces et les compare à leurs ancêtres de la préhistoire. Et pose la
question cruciale : ces squales vont-ils pouvoir survivre au réchauffement planétaire ?
- Lundi 5 janvier, 18h15 sur Arte L'art de vivre d'une baleine tueuse
Quatre ans de tournage dans les eaux glacées de l'Antarctique ont été nécessaires pour suivre les aventures de Delphine, une jeune orque de 14 ans. Un chef-d'oeuvre du documentaire animalier,
réalisé par Bertrand Loyer.
- Mercredi 7 janvier, 16h30 sur France 5 Galapagos, un archipel né du feu, un documentaire en 3 parties produit par la BBC Les îles Galapagos sont situées sur l'équateur, à presque 1000 kilomètres du continent sud-américain. Composé de trois îles principales et de plus d'une
centaine de petites îles et masses rocheuses, l'archipel est perdu au fond du Pacifique. Formées par l'activité volcanique, balayées par quatre grands courants marins, ces îles ont donné naissance
à des formes de vie étranges qui n'existent nulle part ailleurs et qui ont bouleversé notre compréhension du monde naturel.
A ne pas manquer ce soir sur TF1, le 38è numéro d'Ushuaïa Nature, "le Jour où la terre s'est noyée". Il y a 60
millions d'années, la chute d'une météorite dans les Caraïbes a provoqué la fin des dinosaures puis l'avènement des mammifères...
Des Bahamas au Mexique en passant par Cuba et l'île de Montserrat, Nicolas Hulot apprend à hypnotiser un requin en compagnie de la plongeuse Cristina Zenato, part à la recherche du crocodile de
Cuba menacé d'extinction, assiste à la naissance de bébés requins citron dans les mangroves de Bimini...
Il sera bien entendu accompagné par le plongeur-biologiste Laurent Ballesta qui témoigne du tournage :"un bébé requin, que j'ai aidé à
sortir du ventre de sa mère, est né dans mes bras, j'ai fait la course avec les dauphins des Bahamas, et j'ai vu les derniers crocodiles de Cuba menacés d'extinction à cause du crocodile
américain, et c'est pas une image politique, juste une inquiétante histoire naturelle...".
Voici la bande-annonce de l'émission :
On
l’espérait pour 2008, mais l’ampleur du tournage entrepris par Jacques Perrin nous oblige à patienter encore un an (j'ai lu la date du 1er octobre 2009) avant de découvrir son prochain film (après
la production de Microcosmos* et la réalisation du Peuple Migrateur) : Océans.
En attendant ce grand moment, on peut d’ores et déjà affirmer que ce documentaire à la fois spectaculaire et militant sera LE film sous-marin de tous les superlatifs. Pour les moyens technologiques
mis en œuvre tout d’abord : hélicoptère miniature avec caméra embarquée, nouveaux prototypes de caissons, images haute définition… Avec le concours de la marine nationale, une sorte de
torpille nommée Jonas a même été mise au point, permettant de filmer au cœur de l’action grâce à une vitesse de vingt nœuds !
Pour le nombre de lieux de tournage ensuite : de la surface des océans à leurs profondeurs abyssales, de l’Afrique du Sud au pôle Nord, des côtes européennes aux récifs coralliens, les caméras
de Galatée Films – la boîte de production de Jacques Perrin – ont sillonné pendant plus de deux années la planète entière, à la recherche d’espèces et de scènes sous-marines exceptionnelles.
Pour le reste, Jacques Perrin reste plutôt secret sur le scénario. On sait seulement qu’images de fiction, interprétées par des acteurs, et images documentaires se mêleront. Il y a quelques jours,
le réalisateur s’est exprimé sur Océans à l’occasion du tournage de certaines scènes à Cherbourg :
* Les auteurs et réalisateurs de Microcosmos sont Claude Nuridsany et Marie Pérennou.
A partir du lundi 20 octobre, Arte diffuse chaque soir à 20h15 le fabuleux documentaire coproduit par la BBC et Discovery Channel : "La Planète Bleue". Si
vous n'avez pas déjà, comme moi, le coffret de l'intégralité de la série en DVD, ne manquez pas ce rendez-vous fascinant avec les océans.
L’idée de réaliser un film sur le monde marin a nécessité sept années de travail, dont trois passées à tourner aux quatre
coins de la planète : le résultat est éblouissant, avec des scènes tellement spectaculaires (je pense notamment aux orques en train de chasser des otaries) que l’on se demande en permanence
comment l’équipe du film a réussi à saisir de telles images.
Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici la bande-annonce (en anglais…) :
"Il est urgent de sauvegarder les requins !" C'est le principal message du film réalisé par le Canadien Rob Stewart, qui était sorti dans les salles
françaises en avril dernier. Un film à voir - ou à revoir - à l'occasion de la publication du DVD, le 16 octobre prochain.
"Il ne vous veut aucun mal, et il est d'une beauté incroyable"... Lorsqu'on a plongé avec des requins - qu'ils soient tigre, taureau, marteau, gris, corail ou bouledogue -, on ne peut que
partager l'avis de Rob Stewart, qui, à 28 ans, a déjà passé la moitié de sa vie sous l'eau à leur contact. Malheureusement, chaque année on tue entre 30 et 70 millions de ces squales.
Pourquoi ? C’est la question à laquelle répond le film Sharkwater (Les seigneurs de la mer), avec des images parfois
insoutenables, mais nécessaires pour réveiller le grand public et l’inciter à lutter contre le commerce des ailerons (shark
finning) – qui rapporte presque autant que le trafic de drogue !
Dans le film, on suit Rob Stewart à bord de l’Ocean Warrior, le bateau de la Sea Shepherd ConservationSociety créée par le capitaine Paul Watson (cofondateur de Greenpeace en 1972). L’expédition de 4 mois vise à empêcher la pêche illégale des requins au
Costa Rica et en Equateur. On assiste quasiment à des scènes de guerre, avec d’un côté lesbraconniers à la solde de mafias asiatiques, et de l’autre l’équipage de l’Ocean Warrior, bien décidé à tout faire pour sauvegarder le fragile
équilibre écologique sous-marin.
Même si le film a des côtés « propagande éco-terroriste », il a le mérite d’avoir reçu de nombreux
prix et d’avoir fait pression sur le gouvernement costa-ricain, qui a durci sa politique contre le shark finning.
Récemment, j'avais enregistré Thalassa, et en regardant l'émission, je suis restée hypnotisée par les images tournées en Polynésie
et en Nouvelle-Calédonie par Jean-Michel Corillon. Il a suivi la mission de Laurent Soulier, parasitologue à l'université de Pau, qui pense pouvoir sauver les baleines à bosse en étudiant leurs parasites : appelés
cyamidés, ces "poux de baleine" se nourrissent de la peau de leurs "hébergeuses" et ne passent d'une baleine à l'autre que lorsque les animaux se touchent. Si des cyamidés prélevés sur deux
baleines sont génétiquement différents, cela signifierait que les animaux ne se sont jamais rencontrés, et que donc les baleines à bosse ne constituent pas une seule population, mais plusieurs qui
vivent isolées les unes des autres.
Mais comment prélever ces petits crustacés d'environ 1,5 cm sur des mastodontes qui peuvent mesurer jusqu'à 13 à 14 mètres, peser en moyenne 25 tonnes et très craintives ? C'est tout le sujet du
reportage, pendant lequel Laurent Soulier plonge jour après jour, des dizaines de fois, et tente d'amadouer une baleine accompagnée de son baleineau jusqu'au jour où le miracle arrive... Le
baleineau s'approche, s'approche, s'approche encore... Ne reste plus qu'à tendre le bras et à prélever le précieux poux. Il faudra certes de nombreux autres prélèvements pour pouvoir démontrer que,
contrairement à ce qu'affirment les pays "pro-chasse", des populations de baleines à bosse sont toujours menacées d'extinction - et ce après 40 ans d'interdiction de chasse commerciale.
Ce qui est merveilleux dans ce reportage, c'est que le scientifique réalise l'un des rêves de tout plongeur : pouvoir aller sous l'eau, avec des bouteilles, et plonger à côté de ces énormes
mégaptères. J'ai eu l'occasion d'en voir depuis le bateau àSocorro, mais nous n'avons jamais réussi à les approcher, même en
snorkeling (seuls 2 plongeurs y sont arrivés). C'était déjà merveilleux de les voir sauter hors de l'eau (photo ci-dessus) et d'être accompagnés par leurs chants pendant nos plongées...
Pour voir un extrait du reportage :site de l'émission Thalassa.